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Vierzon : le guadeloupéen éclate au marteau ses invités

Leutnant
Démocratie Participative
02 octobre 2019

On s’ambiance dans le Berry.

Le Berry :

Commis dans un contexte de lourde alcoolisation, les faits, que l’accusé reconnaît, remontent à la fin 2017, à Vierzon.

Originaire de Guadeloupe, un homme de 30 ans est jugé depuis ce mercredi par la cour d’assises du Cher, pour deux tentatives de meurtre (*). Il encourt trente ans de réclusion criminelle, et même – théoriquement – une condamnation à perpétuité, du fait de la concomitance des crimes dont il doit répondre.

Les faits se sont déroulés au soir du 8 décembre 2017 dans un pavillon de la rue du Président-Wilson, à Vierzon. Une patrouille de police y séparait deux hommes, ivres, se battant au couteau : le locataire du logement et l’accusé, qui y était hébergé depuis trois mois. Une jeune femme, la compagne du locataire de la maison, était secourue sur place, car blessée par une lame de couteau plantée dans son oreille gauche.

L’enquête a vite établi que la journée des trois personnes avait été très alcoolisée, à hauteur d’au moins quatre bouteilles de rosé et un litre de rhum. Dans la soirée, très contrarié après un coup de téléphone en Guadeloupe, à son ex-compagne (et mère de son fils), l’accusé s’était très vite énervé. Il avait saccagé mobilier et vaisselle avant de porter des coups de poing, puis de couteau à ses hôtes. Il avait assené au moins un coup de couteau à la femme, puis un coup de masse sur la tête au compagnon de celle-ci.

Dès sa garde à vue, puis tout au long de l’instruction, l’accusé a reconnu sans difficulté la totalité des faits. De façon claire et spontanée, il a indiqué avoir frappé les victimes « dans l’intention de les tuer ».

Ce mercredi matin, la cour a examiné en détail la personnalité de l’accusé. Issu d’une fratrie de cinq enfants, né dans une famille modeste, mais unie, il a connu en Guadeloupe une scolarité chaotique, achevée en troisième sans diplôme, ni qualification. Laborieusement, il a expliqué avoir « démarré l’alcool » dès l’âge de 12 ans, et s’être rapidement marginalisé en consommant en outre du cannabis, de la cocaïne et du crack. Il n’a quasiment jamais travaillé.

« Je suis gentil, a-t-il candidement précisé aux jurés. Mais mon gros problème, c’est l’alcool. Je bois et après, je dérape… »

Son casier judiciaire comporte treize mentions, et sept condamnations à des peines de prison ferme pour des faits de violence, d’ivresse, de vol en réunion…

Détenu en Guadeloupe, il avait obtenu en 2017 son transfert en métropole, à la maison d’arrêt du Craquelin à Châteauroux (Indre). Il y avait connu, en détention, le Vierzonnais qui l’hébergeait lors des faits.

L’accusé est défendu par Me Françoise Gamard, du barreau de Bourges. L’avocat général est la vice-procureure de la République de Bourges, Lydie Samour. La cur d’assises est présidée par Jean-Michel Pignoux.

Le verdict est attendu ce jeudi en soirée.

Un petit peu de rhum pour faire passer.