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Moulins : le clandestin guinéen employé par Emmaüs tente de violer une Française en fauteuil roulant

Leutnant
Démocratie Participative
04 septembre 2019

Y’a bon papiers.

La Montagne :

Un ancien compagnon d’Emmaüs a été condamné, ce mardi, à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Moulins pour avoir agressé sexuellement une bénévole en fauteuil roulant.

Pulsion ou calcul ? La question s’est posée, ce mardi après-midi, au tribunal correctionnel de Moulins devant lequel comparaissait un trentenaire d’origine guinéenne, poursuivi pour agression sexuelle sur une personne vulnérable.

Le 3 juillet 2019, dans les locaux de l’association Emmaüs à Moulins, l’homme, demandeur d’asile en instance de papiers et compagnon depuis un an, a imposé des attouchements à une bénévole en fauteuil roulant.

Cette Saint-Pourcinoise âgée de 27 ans, handicapée depuis sa naissance, a tenu à se rendre à l’audience, accompagnée de sa mère et tutrice, espérant des regrets, des excuses.

Mais l’homme, détenu à la maison d’arrêt de Moulins-Yzeure, s’est muré dans le silence, fuyant son regard. Malgré les relances de la présidente, Elsa Chenu, lui demandant à quel point il avait identifié le handicap de la jeune femme.

« Il a honte », commente l’avocate du trentenaire, qui avait reconnu les faits lors de son audition par les services de police moulinois.

Me Boudet, partie civile pour la victime (et sa mère), souligne que celle-ci, pour qui Emmaüs est « une deuxième famille », est éteinte, repliée sur elle-même, en colère. « Dans la stupéfaction, elle n’a pas eu la force de crier ».

Le prévenu avait déjà voulu l’embrassé, mais elle avait pu fuir grâce à son fauteuil électrique, qu’elle n’avait pas ce 3 juillet. « Il a profité de sa vulnérabilité pour assouvir ses pulsions ». L’avocate moulinoise demande une expertise psychologique et une provision de 5.000 €.

« L’éloignement de sa famille a pu créer une pulsion, mais il cherchait quelqu’un à épouser pour avoir des papiers. N’a-t-il pas voulu améliorer sa situation administrative au risque de faire régresser une personne vulnérable ? », s’interroge la procureure Emmanuelle Fredon. Elle requiert une peine d’un an ferme avec maintien en détention et interdiction définitive de territoire français.

Avocate du prévenu, Me Totaro rappelle que son client, dont le casier est vierge, était décrit comme serviable, gentil, qu’il ne présente pas de caractère pervers, déviant. Elle souhaite un sursis intégral et une réduction de la provision.

L’ancien compagnon d’Emmaüs a été condamné à six mois ferme avec maintien en détention, interdiction de territoire pendant cinq ans. Une provision de 1.000 € a été accordée à la victime.

Pas d’expulsion définitive du territoire car Fofana a droit à une nouvelle chance.