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Philippot propose de faire du FN un « front antimondialiste » avec « des algériens »

Capitaine Harlock
Démocratie Participative
17 juin 2017

Regardez-moi ces yeux de poisson mort et ce corps difforme de sodomite.

 

Ce n’est pas vraiment une révélation, mais Philippot met enfin clairement cartes sur table.

L’Express :

A la fin de son discours, Arthur, un fervent mélenchoniste de 73 ans, va le voir pour lui dire qu’il pourra compter sur sa voix contre Macron. « Mais au FN, il faut revoir le niveau de xénophobie, au moins apparent », lui conseille-t-il. « Il y a des gens [parmi les dirigeants du FN] qui n’entendent que l’euro comme critiques . Moi, j’entends beaucoup cela« , rebondit aussitôt Florian Philippot. « Il y a de l’émotionnel en politique. Pourquoi les électeurs fuient ? Ce n’est pas à cause de l’euro. Il nous faut changer d’image. » Un chantier qui, précise-t-il, « n’est pas la dédiabolisation ». « Il faut proposer quelque chose de positif. Macron a réussi à capter cela. Il nous faut monter un front antimondialiste de droite, du centre et de gauche, ouvert aux personnes d’origine étrangère, y compris d’origine algérienne« , théorise le fondateur des « Patriotes ».

S’inspirer des suggestions de vieux communistes septuagénaires pour enfin proposer l’alternative tant attendue : un front communiste avec des algériens. Ce n’est pas une caricature.

Parce qu’entendons-nous, dans la bouche de Philippot, « antimondialiste » signifie communiste. C’est-à-dire une économie étatisée dirigée par des énarques comme lui. Bref, faire du FN le vecteur du chavisme soralien. Ni plus, ni moins.

Ce qui est fascinant, c’est qu’après deux échecs énormes sur cette ligne – en 2007, avec Le Pen à Argenteuil et en 2017 avec Marine Le Pen et sa campagne marxiste -, ce chancre opte pour la fuite en avant, comme si de rien était. Ou plutôt, comme si le FN avait péché par une débauche de xénophobie et de haine raciale.

Et comme le dit ce vieux mélenchoniste de 73 ans, il « faut revoir le niveau de xénophobie » car, entre nous, il a atteint des sommets lors du second tour des présidentielles.

Jusqu’ici Philippot prenait soin de ne pas se dévoiler aussi clairement. La grande stratégie de cette sale pédale consiste à obtenir les voix des mélenchonistes – donc de la cohorte de fonctionnaires CGTistes et autres crasseux au RSA – en s’alliant avec les bougnoules et les nègres.

Et pour cela, il faut « changer d’image ». C’est-à-dire se débarrasser de la question de l’immigration, des ravages de l’islam et du remplacement de population. Bref, faire du Front National un néo Parti Communiste.

Les lecteurs le savent, je suis un fervent ennemi de la démocratie. Et ce spectacle me conforte dans cette conviction. Mais pour ceux qui s’intéressent encore à l’électoralisme, les voilà face à la dégénérescence installée au cœur du Front National.

On ne peut cependant pas être totalement indifférent face à la menace philippotiste : nous avons assez de propagandistes en faveur de l’invasion totale du tiers-monde dans les autres forces politiques pour ne pas, en plus, subir les actes de piraterie de la cinquième colonne soralienne au sein du FN.

Je terminerai ce texte sur une vidéo de Jean-Pierre Stirbois, en 1988, pour mesurer où le Front National se situe, 30 ans après.

« Jamais nous ne nous laisserons arabiser ». Et bien, en 2017, le FN et Philippot semblent bien se diriger vers ce grand projet.